L’enfant

 

et le

 

psychologue

Quand quelque chose ne va pas dans sa vie ou dans sa famille, que l’enfant est dépassé, qu’il ne comprend plus le monde des adultes, c’est le moment d’aller chez le psychologue.

Quand les parents se rendent compte que l'enfant ne va plus comme avant, il se met en colère pour rien, il pleure souvent, mange trop ou pas assez, dort mal, fait des cauchemars, refait pipi au lit, se dispute, c'est le moment d'aller chez le psychologue.

Les psychologues ce sont des personnes dont le métier est d'aider les enfants et les parents qui trouvent que leur vie est trop difficile. En général on les appelle "psy", c'est plus facile à dire.


 

 

 

L’ado

 

et le

 

psychologue

Si élever votre enfant était déjà une tâche ardue, l'accompagner en tant qu'adolescent vous semble très difficile. Vous vous posez de nombreuses questions, lui aussi, c'est le moment d'aller chez le psychologue.

Votre ado revendique de plus en plus d'autonomie, vous avez l'impression en tant que parents de ne plus rien contrôler, c'est le moment d'aller consulter.

Vous ne le comprenez plus, son look, son langage, ses prises de risque, c'est le moment d'allez chez le psychologue.

De la crise d'adolescent, aux troubles du comportement alimentaire, en passant par la sexualité, le psychologue vous aide dans ce passage délicat. Il répond à vos questions, vous éclaire sur les troubles et vous propose des solutions pratiques  pour vous aider à l'accompagner dans cette étape importante.

L'ado peut consulter pour gérer les conflits et apprendre à se réconcilier avec lui même.

 

 

 

Les parents et le psychologue

 

Parce qu’être parents, c’est parfois ressentir des émotions fortes, c’est parfois avoir aussi besoin de conseils: vous vous sentez parfois dépassés par la situation, vous ne savez plus comment vous y prendre avec votre enfant. Vous vous posez peut être les questions suivantes :

Pourquoi ne tient il pas en place ? Suis-je un mauvais parent ? Comment capter son attention et son intérêt ? Quelle méthode employer à la maison ? Comment l’aider à l’école ? Comment faire preuve d'autorité? Faut il lui donner de l'argent de poche?

Ces questions sont abordées lors de séances appelées guidance parentale dans la convivialité et l’échange. Elles ont pour objectifs principaux :

  • Comprendre le fonctionnement et les difficultés de son enfant
  • Soutenir son enfant dans ses apprentissages
  • Renforcer son estime de soi
  • Prendre connaissance des méthodes pédagogiques actuelles


A lire: éloge de la frustration

 

Les parents ont souvent une certaine appréhension lorsqu'il s'agit d'aller consulter un psy pour leur enfant.

Ils se posent de nombreuses questions :

-      Mon enfant ne va-t-il pas se sentir différent des autres ?

-      Que va penser l'entourage familial, ou que vont penser nos amis proches ?

-      Mon enfant n'est pas fou, ne risque-t-il pas de le devenir en consultant ?

-      Va-t-on lui prescrire des remèdes ?

-      Quand on commence à consulter un psy, on est ensuite entraîné dans un mode de traitement interminable. Je préfère ne pas commencer.

-      Je n'ai pas le temps d'amener mon enfant chez le psy. Mon enfant a tellement d'activités extra-scolaires , je ne vois pas comment il aurait du temps pour consulter.

-      Je vois bien que quelque chose ne va pas, mais ça ira mieux lorsqu'il va grandir.

-      Les psy posent un tas de questions indiscrètes aux parents, je n'ai pas envie de raconter ma vie à n'importe qui.

-      J'éduque bien mon enfant, je ne vois pas pourquoi, un psy me donnerait des conseils.

-      Les psy prônent la liberté et le laisser-faire éducatif, je ne suis pas d'accord avec leurs principes éducatifs.

 

Cette page a pour but de vous permettre d'y voir un peu plus clair lorsque vous vous posez ce genre de questions.

Vous aller consulter un psy parce que vous avez constaté un trouble chez votre enfant. Ou bien c'est quelqu'un qui connaît votre enfant qui vous a donné ce conseil : un enseignant, un psychologue scolaire, une assistante sociale ou une personne de votre entourage familial. Les parents n'ayant pas toujours assez de distance dans la relation avec leurs enfants pour avoir conscience que quelque chose ne va pas très bien.

Inutile de parler de cette démarche à vos proches si vous n'êtes pas sûr de leur approbation. Consulter un psy est une démarche personnelle. Et même si vous pensez que votre entourage vous comprendra , réfléchissez d'abord avec votre enfant pour savoir à qui il souhaite en parler. Votre enfant a droit au respect de sa vie privée et il n'apprécierait peut-être pas que vous en parliez à droite et à gauche.

Consulter un psy ne rend pas fou. Sinon, la sécurité sociale qui a bien des tracas en ce moment ne rembourserait pas les consultations. Les progrès qui ont été réalisés en psychiatrie et en psychologie depuis le début du siècle sont là pour témoigner au contraire de l'efficacité des traitements. Plus personne à l'heure actuelle ne doute du pouvoir de guérison des mots. Quant aux médicaments, s'il est vrai qu'ils sont très utiles dans certains cas pour l'adulte, ils sont très peu employés dans le traitement des troubles psychiques chez l'enfant.

Il n'est pas souhaitable d'attendre que le problème s'aggrave. Bien souvent les choses ne s'arrangent pas d'elles-mêmes, bien au contraire. De plus, il est souvent plus facile d'obtenir des résultats avec les jeunes enfants lorsque les troubles ne sont pas encore fixés. Cela étant dit, il n'est jamais trop tard pour agir. Et il faut consulter même lorsque la situation paraît compliquée et le trouble ancien.

Il n'est pas souhaitable non plus d'invoquer le manque de temps. Toutes les activités extra-scolaires ne sont profitables à l'enfant que s'il est bien équilibré psychiquement. Il sera toujours temps de les reprendre lorsque le problème sera réglé.

La première consultation n'est pas obligatoirement suivie d'une proposition de prise en charge. Quelquefois, le fait de parler avec une personne spécialisée dans l'écoute permet d'améliorer la situation ou même dans certains cas de faire disparaître le problème. Soit parce que l'inquiétude des parents ou de la personne qui avait conseillé cette démarche n'était pas justifiée, soit parce que la difficulté pouvait être surmontée au cours d'une seule consultation.

Si par contre, le psy estime qu'un suivi pourra aider votre enfant, la durée du traitement sera fonction du résultat. Tout en sachant qu'une démarche de ce type s'inscrit toujours dans la régularité. C'est aussi votre régularité dans l'accompagnement aux séances qui aidera l'enfant à comprendre que ce qu'il fait là est une chose sérieuse. Le travail avancera d'autant mieux.

Aller chez un psy, ce n'est pas subir un interrogatoire policier. Le psy vous écoutera d'abord et s'il est vrai qu'il a besoin de vous connaître pour mieux travailler avec votre enfant, vous ne lui direz que ce que vous souhaitez lui dire. On ne dit jamais tout . Il y a toujours des zones d'ombre à partir desquelles les professionnels ont justement appris à travailler. La remarque est valable aussi lorsque le psy travaillera avec votre enfant. Votre enfant s'exprimera d'abord spontanément. Le psy pourra l'aider à parler aussi de ce qui est difficile à dire mais, il fera cela, dans le but d'aider votre enfant à surmonter sa difficulté . Ce n'est pas tant la vérité des faits qui est évoquée au cours d'un travail psychologique mais plutôt la façon dont le sujet a vécu son histoire.

Consulter un psy, que ce soit pour un adulte ou un enfant c'est établir une relation entre deux subjectivités. Celle de celui qui consulte et celle du professionnel. Il est très important que les parents et l'enfant aient une bonne opinion de leur psy. En clair, la confiance doit s'établir dès les premières séances : c'est ce que l'on appelle le transfert. Si ce n'est pas le cas, si vous ou votre enfant, n'avez pas une bonne opinion du psy que vous avez consulté, il vaut peut-être mieux en changer et s'adresser à quelqu'un d'autre.

Le psy n'est pas un pourvoyeur de conseils éducatifs. Il respectera votre façon d'éduquer votre enfant, mais il pourra peut-être vous aider lorsque vous avez des doutes à ce sujet. Par sa neutralité, il pourra jouer le rôle du médiateur, s'il y a un conflit éducatif entre vous et votre conjoint ou entre vous et les grands-parents. Il pourra aussi vous aider à évoluer dans votre rôle de parents : il est très fréquent que les parents répètent malgré eux les principes éducatifs dont ils ont souffert lorsqu'ils étaient eux-mêmes enfants alors que, justement, ils souhaiteraient faire autrement.