Conséquences des Fessées et

 

châtiments corporels

 

 

La fessée administrée à des enfants de moins de deux ans augmente le risque de blessure physique grave, et il est peu probable que l’enfant comprenne le lien entre son comportement et la punition qui lui est infligée

Battre les enfants est bien un cercle vicieux de la violence, ce qu'explique Jacqueline Cornet, Olivier Maurel, Alice Miller etc...

D’autre part, les enfants acceptent dès leur plus jeune âge la fessée comme un droit des parents.

Lors de récentes rencontre avec des adolescents dans l’Isère, j’ai obtenu les mêmes réponses : les parents « s’autorisent » le droit de les frapper.

 

Les adolescents, eux, ne l’acceptent plus comme le font les plus petits, d’où un certain mal être, qui ne me conduit pas à établir un lien direct avec le taux de suicide de ceux-ci qui est hélas pour eux, la première cause de mortalité devant les accidents de la route, mais à me poser la question et en débattre avec des spécialistes.   

Je viens de constater encore la réalité de cette théorie sur les terres d’Auvergne, en constatant que Thomas, un enfant de 9 ans, victime de violences physiques de son père, répondait à un gendarme lors d’une enquête.

Ce dernier pose la question à Thomas : sais-tu ce qu’est la maltraitance ? Réponse de Thomas oui, c’est quand les papas et les mamans "tapent" les enfants et les punissent pour quelque chose qu’ils n’ont pas fait…

L’enfant a donc admis depuis son plus jeune âge que les gifles et autres châtiments corporels ou psychologiques, étaient autorisés s’il avait fait des bêtises, et s’ils étaient administrés par ses parents.

De ce fait, il sera plus difficile de remettre en cause, chez ces enfants devenus adultes , l’approbation de la fessée et des autres châtiments corporels.

Si la fessée soulage le parent de sa colère, la probabilité qu’il persévère à donner des fessées à l’enfant augmente. La fessée administrée aux jeunes enfants est en corrélation avec la fessée administrée aux enfants plus âgés.

 « Les parents qui ont recouru à la fessée ne semblent pas changer de stratégie même s’ils comprennent que les effets préjudiciables augmentent (Straus 1996). »

Les fessées et autres châtiments répétitifs, risquent de déclencher chez l’enfant des comportements agressifs et anxieux.

C’est ce qui s’est passé pour Honoré, 8 ans, victime de Violence Educative par ses parents, ce qui à fait dire à sa maîtresse qu’il était très impulsif, coléreux, qu’il avait un comportement difficile avec ses parents…"qu’il était fort probable que ces derniers étaient amenés à sévir fortement à la maison"…

 

Bien entendu, c’est ce qui se passait chez lui, ce que le père a reconnu, mais comme il est dit ci-dessus, ce dernier poursuivait son comportement violent envers ses enfants, ce qui a nécessité la mise en place d’une mesure d’IOE.

                       

Mais, à mon avis de simple militant pour la protection des enfants, le plus difficile à accepter pour les adolescents, est l’incompréhension des A.S scolaires lorsqu’ils font part de leurs problèmes, ou tout au moins l’impossibilité de les aider à régler ces problèmes.

 

Dès lors, si ces dernières convoquent les parents pour les informer des déclarations de l’ado, sans qu’il en soit averti et sans son accord, il y a alors une rupture de confiance, l’ado se sentant trahi par cette dernière qui agissait sans doute avec une bonne intention.

 

Pour Stop Violence

Jacques Barbier