Les grandes règles de l'autorité

 

parentale


Quand on fait preuve d'autorité, il faut savoir se faire écouter, mais aussi savoir expliquer pourquoi notre enfant doit suivre les règles qu'on lui impose.

Première règle de l'autorité parentale : dans la vie, on ne peut pas tout faire.

C'est évident, et pourtant, pour un enfant, cela ne va pas toujours de soi... Certaines choses sont interdites. Il est interdit de faire du mal à quelqu'un. On ne peut pas taper, blesser ni tuer une autre personne. Il est aussi interdit de porter atteinte à des objets ou de se les approprier. On ne peut pas voler ce qui appartient à autrui, on ne peut pas casser ou abîmer ce qui ne nous appartient pas. C'est la loi, et elle est indispensable pour vivre en société. Pour un enfant, cela signifie qu'il est interdit de mordre ou de taper un copain et même de lui voler ses cubes ou de casser son train.

Deuxième règle de l'autorité parentale : dans la vie, on ne peut pas tout avoir.

Nombreux sont les parents qui ont vécu la scène suivante. La maman dit : " Je n'ai plus d'argent pour acheter ça ". " Et bien, répond l'enfant, tu n'as qu'à aller au distributeur en chercher... " Ou encore " tu n'as qu'à te servir de ta carte bleue ". Dans l'esprit d'un enfant quand on veut quelque chose, on peut l'avoir. Il suffit de convaincre les parents. Il ne sait pas qu'il existe des limites : puisqu'elles sont imposées par les parents, il lui semble qu'elles viennent d'eux. Il est très important de lui faire prendre conscience que les limites existent aussi pour les parents. On ne peut pas tout avoir. Les parents ne peuvent pas acheter la maison de leurs rêves ni la voiture de leurs rêves. Ils ne peuvent pas avoir toutes les vacances qu'ils voudraient non plus. Et l'enfant non plus ne peut pas avoir tous les jouets dont il a envie. C'est la vie...

Troisième règle de l'autorité parentale : le comportement sexuel a des lois que l'on doit suivre.


La sexualité est interdite entre personnes d'une même famille, entre parents et enfants et entre frères et soeurs. Elle est aussi interdite entre adultes et enfants quels qu'ils soient. Et puis, elle ne peut exister qu'entre personnes consentantes, et cela à tout âge. La sexualité se passe en privé. On ne peut pas montrer son sexe en public. Ces règles doivent absolument être énoncées car elles sont une barrière aux agressions sexuelles contre les enfants qui se savent alors protégés par la loi. Elles sont aussi un garde-fou contre les attitudes sexuellement agressives des enfants comme de vouloir soulever la jupe d'une petite fille pour voir sa culotte..

Quatrième règle de l'autorité parentale : ce que l'on obtient se mérite.

la magie n'est pas de ce monde. Si on veut mettre ses chaussures, il faut aller les chercher et prendre le temps de les lacer. Si on veut jouer du piano, on doit travailler, idem si on veut savoir lire. Et quand on veut manger, il faut faire les courses et la cuisine. Si l'on veut de l'argent, il faut travailler pour le gagner...

Ces règles peuvent sembler plus qu'évidentes. Pourtant ce qui est évident pour un adulte ne l'est pas toujours pour un enfant. Il a besoin de l'apprendre. Lui expliquer ces règles le rend plus fort, plus solide et lui donne une sécurité. C'est en effet sécurisant de vivre dans un monde où il y a des règles que tout le monde suit. Cela permet aussi de ne pas se sentir écrasé par ces règles : " Puisque tout le monde les suit, il est normal qu'on me les impose à moi aussi. Nul ne cherche à me brimer... " L'enfant n'entre ainsi pas dans la colère contre ses éducateurs et ne se sent pas mal aimé quand on fait preuve d'autorité.

 

Pour réfléchir aux punitions.

 

A lire

" L'autorité expliquée aux parents " de Claude
Halmos aux éditions du Nil.